Présidentielles 2012

samedi 1 septembre 2007

Discours de Sarkozy : le commentaire

Maintenant que j'ai contribué à sa diffusion, j'ai bien l'intention de le commenter, ce discours.
Le Figaro parle d'un discours de vérité, Mme Parisot (patronne des patrons) parle d'un discours historique, France 2 d'un discours offensif, l'humanité dénonce un tour de passe-passe et le reste de la presse, de discours réformateur (sous entendu : bon) ou inutile, tandis que la blogopshère emboîte le pas à la presse, parlant de ce discours avec un manichéisme impressionnant.

Analysons ce discours.
Tout d'abord, Sarkozy fait l'apologie de l'entreprise ("j'ai voulu exprimer mon souhait que toute la Nation soit rassemblée derrière ses entreprises") et des entrepreneurs ("Je veux vous [patrons] dire publiquement mon amitié et mon admiration pour le formidable travail que vous accomplissez tous les jours au service de l'économie de notre pays."). Est-ce vraiment nouveau ?
Non, Sarkozy a toujours montré qu'il aimait les entreprises et les patrons, seulement c'est la première fois qu'il le dit si directement (la Nation rassemblée derrière les entreprises...).
Il part ensuite dans une diatribe contre le conformisme, l'immobilisme, bref, la pensée unique, celle de Mai 68. On l'a déjà entendu, ce disque!
Ainsi, alors qu'à droite, certains se plaignent de ne pas la voir, il se veut homme de la rupture, le tout accompagné de multiples métaphores qui donnent l'impression d'un homme qui fait dans le concret ("bousculer", "prendre à bras le corps", "avancer", ...).
Il nous explique ensuite qu'il veut (et c'est sans doute ce que le Figaro a cru bon de souligner) parler le langage de la vérité.
Outre le fait que M. Sarkozy aime faire des phrases à rallonge ce qui est à la mode en ce moment (pourquoi ne pas dire "Je veux dire la vérité"?), il enfonce des portes ouvertes ("
La vérité c'est que l'on ne peut pas durablement dépenser plus que l'on produit.").
Après avoir pourfendu la pensée unique et l'opposition entre économique et social, ménages et entreprises, M. Sarkozy passe à la deuxième partie de son discours : la croissance.
Rapidement, petit passage sur le thème "je suis un homme d'action" (sous-entendu : nous avons eu une mauvaise croissance au dernier trimestre, vu que la conjoncture se ralentit, qu'importe, allons de l'avant).
Il nous explique que l'Euro fait baisser le pouvoir d'achat et que les indices gouvernementaux (indice des prix) sont faussés.
M. Sarkozy se gargarise ensuite de ses réformes (paquet fiscal et ISF) pour en annoncer d'autres : assouplissement des 35 heures et aller plus loin dans la concurrence et détaxer davantage le travailleur (il vaut mieux taxer le pollueur que le travailleur)!
Rien que ça!
Taxer le travailleur, qu'est-ce que cela veut dire... Les impôts, les charges salariales ou les charges patronales ?
Puis, c'est au tour de l'Etat : il faut faire des économies, mais pas contre les fonctionnaires, avec eux.
Il faut dégraisser, en somme.
Petite séance d'autocongratulation : la loi sur les universités va tout changer et celle sur les transports va libérer les usagers.
Il nous parle aussi (et obscurément) d'une lutte contre la fraude... la contrefaçon... le travail au noir... sans bien cerner le dispositif ni quelles fraudes seront concernées.

Enfin une annonce : un crédit d'impôt à la recherche triplé et majoré de 50% la première année.

Suit après un long passage sur la sécurisation juridique du patron et du salarié (passant par la fusion de l'Unedic et de l'ANPE ?), sans pour autant faire de propositions concrètes ni même d'avancer des idées de propositions ("J'ai demandé au garde des sceaux de se saisir de ce dossier et de me faire rapidement des propositions.").
Il parle du mauvais capitalisme, opposé au capitalisme des entrepreneurs (capitalisme des patrons voyous/capitalisme des entrepreneurs). Inutile de préciser celui qu'il défend, l'inverse aurait été étonnant.
Il veut que la France ait un Small Business Act.
Suit un discours sur l'énergie : on fait le choix du nucléaire ET des énergies renouvelables.
Ensuite, petite séquence seul-au-monde : on m'a dit que c'était impossible... je l'ai fait... je ne baisserai pas les bras... On me disait... Comme si... Comme si...

Et là, c'est la fin.

Bon, oui, c'est un long discours, mais au fond, il y a tout de même assez peu de choses.
Alors que retenir ?
Je mettrais cette phrase en gros :

Voyez-vous, l'économie ce n'est pas antinomique de la politique.

Et celle-ci :

J'ai voulu exprimer mon souhait que toute la Nation soit rassemblée derrière ses entreprises.



Côté stratégie, rien de nouveau depuis les présidentielles.
Saupoudré de "Je le dis comme je le pense..." "En vérité..." "C'est...", ce discours a pour but de rendre M. Sarkozy plus "vrai" (tout comme le titre du Figaro) et plus proche des gens.

Bref, c'était vraiment pas la peine d'en faire tout un plat!
En revanche, pas un mot sur les Présidentielles 2012, ni sur les deux quinquennats, etc. mais nous ne sommes pas encore assez proches de l'échéance pour que cela soit significatif.

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Discours de Sarkozy au MEDEF

Comme vous le savez forcément (à moins de vivre dans une cave sans électricité), M. Sarkozy a fait un discours au MEDEF.
Si je ne vous en ai pas parlé tout de suite c'est parce que j'ai eu un mal fou à trouver ce discours!
Tapez "discours sarkozy medef" sur Google, par exemple.
Les premières pages sont des réactions, des réactions à des réactions et des blogueurs qui réagissent sur les réactions aux réactions de tel journaliste du figaro.
Et enfin, au bout d'une demi-heure, vous trouvez parmi un fatras de réactions le discours.
Bref, je me suis frayé un passage dans la jungle, et je l'ai trouvé ce discours.
Je me suis dit qu'un discours "historique", qu'un "moment de vérité" (Le Figaro) devait être consigné sur ce blog pour les générations présentes et futures, et pour éviter aux internautes de se plonger dans la jungle pour trouver le texte originel.
Je le fractionne évidemment en plusieurs parties, vu qu'il est assez volumineux.

  1. Remerciements et réutilisation de la rupture (pas très innovant)
  2. Il faut associer social/économique, il faut arrêter de dépenser et il faut de la confiance pour avoir le point de croissance que selon lui, il nous manque
  3. Il faut travailler plus, l'Etat doit moins dépenser, on doit mettre plus dans la recherche, les gens doivent être plus flexibles (pas tout neuf non plus)
  4. Quelques paroles sur le capitalisme, sur l'écologie, sur le Small Business Act (il y est favorable et se battra, couteau entre les dents, pour qu'il soit adopté) et un petit mot de rigueur aux banques qui doivent jouer le jeu (de la croissance)
  5. Tous les acteurs sociaux doivent jouer le jeu, mais la France doit les protéger. Il faut se protéger de la mondialisation, ce qui passe par une repolitisation de l'Europe. Petite fin trémolesque sur les liens public/privé et le fait que la politique économique soit au centre de ses préoccupations.


Si j'ai fait une erreur, un oubli, signalez-le moi.

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Discours de Sarkozy au MEDEF (1)

Première partie :

Mesdames et Messieurs,


C'est une joie pour moi de vous retrouver à l'occasion de cette université d'été du Medef. C'est un moment important puisque c'est la première fois que je suis amené à prendre la parole devant les chefs d'entreprises de France depuis que j'ai été élu Président de la République.

En répondant à votre invitation, j'ai voulu exprimer mon souhait que toute la Nation soit rassemblée derrière ses entreprises. J'ai voulu dire à tous nos concitoyens que notre pays a besoin de ses entreprises et de ses entrepreneurs. Je veux vous dire publiquement mon amitié et mon admiration pour le formidable travail que vous accomplissez tous les jours au service de l'économie de notre pays. Je sais ce que vous doit l'immense effort de modernisation accompli par les entreprises françaises au cours des vingt dernières années.

Je veux dire aussi mon estime à Laurence Parisot qui vous représente avec tant d'enthousiasme, d'intelligence et d'énergie et qui fait tout pour réconcilier les Français avec leurs entreprises. Je veux la remercier de son invitation qui me donne l'occasion de m'exprimer sur la situation économique de notre pays et sur la manière dont j'entends y faire face alors que les turbulences financières menacent la croissance mondiale.

Je veux le faire sans détours. Je veux le faire avec franchise. Je veux vous dire que je n'ai pas changé en devenant Président de la République. Je ne suis pas devenu adepte de la pensée unique. Comment espérer changer quoi que ce soit si l'on n'a pas le courage de bousculer les idées reçues ? Comment croire que l'on est capable de sortir de l'immobilisme si l'on n'a même pas la volonté de s'extraire du conformisme ?

Comment réformer si l'on ne veut pas prendre le risque de la rupture ? Le mot rupture ne m'a jamais fait peur. Je n'ai pas peur de dire que je veux la rupture avec les habitudes de pensée, avec les idées, avec les comportements du passé qui nous empêchent d'avancer, de prendre notre avenir à bras le corps, de renouer avec la croissance. Je veux la rupture avec l'idéologie de la fin du travail, avec cette idée fausse que pour donner du travail à tout le monde, il faut partager le travail, avec cette politique de dévalorisation du travail qui depuis 30 ans s'efforce par tous les moyens d'empêcher les Français de travailler, qui démoralise et qui appauvrit les travailleurs de notre pays.

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Discours de Sarkozy au MEDEF (5)

Cinquième et dernière partie (si vous avez lu jusqu'ici, bravo!) :

Les partenaires sociaux doivent jouer le jeu : jouer le jeu pour les partenaires sociaux c'est être responsable.

Les juges doivent jouer le jeu : jouer le jeu pour les juges c'est ne pas se laisser tenter par le Gouvernement des juges, c'est ne pas se laisser aller à devenir les arbitres de la politique et à juger de la manière dont les chefs d'entreprises font leur métier.

Nous ne parviendrons à obtenir la croissance que si nous jouons collectivement le jeu de la mondialisation. Mais il ne faut pas être naïf !

Qui dans le monde joue le jeu du libre échange ? Qui joue le jeu de la réciprocité ? Qui joue le jeu de la concurrence loyale ?

Jouer le jeu ? Oui mais pas tout seul.

Regardons en face la réalité du marché : nous parlons d'une mondialisation qui n'existe déjà plus, si elle a jamais existé. Nous parlons d'une mondialisation qui serait l'extension de la concurrence parfaite à l'échelle planétaire. Alors parlons d'une mondialisation qui serait le triomphe de l'économie de marché et de la démocratie partout dans le monde. Nous parlons d'une mondialisation qui serait une promesse de paix et de prospérité.

Après la chute du mur de Berlin on a même cru pouvoir annoncer la fin de l'histoire. Regardons la réalité du monde. Le monde est-il magique que celui d'hier ?

Nous parlons d'une mondialisation où tout serait transparent, où tout serait ouvert, où le dumping monétaire n'existerait pas davantage que le dumping social, le dumping écologique ou le dumping fiscal.

Regardons le monde : qui joue le jeu, honnêtement, loyalement, sans chercher à faire prévaloir ses intérêts par tous les moyens ?

Regardons le monde et posons-nous la question : devons-nous être naïfs au point d'être les seuls à ne pas défendre nos intérêts quand tous les autres défendent les leurs ?

Je parle d'abord pour l'Europe. Si les Français ont voté non à la Constitution européenne et beaucoup d'autres peuples l'auraient fait si on leur avait posé la question, c'est d'abord parce qu'ils avaient le sentiment que l'Europe, au lieu de les protéger, les exposait à tous les périls. C'est parce qu'ils avaient le sentiment qu'elle ne les rendait pas plus fort mais au contraire plus vulnérables.

Si l'Europe renonce à se défendre, si elle renonce à se protéger, quand tous les autres se défendent et se protègent, si elle renonce à agir et se contente de subir quand tous les autres font le contraire. Si l'Euro ne cesse de s'apprécier quand le dollar, le yuan ou le yen ne cessent de se déprécier. Si elle impose à ses entreprises des règles pour lutter contre la pollution et contre le réchauffement climatique quand les autres n'en imposent aucune. Si elle reste grande ouverte aux produits qui sont fabriqués grâce au travail des enfants ou des prisonniers.

Si les règles de la concurrence y sont plus dures que partout ailleurs. Si c'est la seule région du monde où il est impossible de conduire des politiques industrielles, des politiques commerciales ou des politiques de change, alors l'Europe sera condamné.

Si nous ne sommes pas capables de doter l'Europe d'un gouvernement économique. Si nous ne sommes pas capables de mettre l'Euro au service de l'économie européenne. Si nous ne sommes pas capables d'instaurer une véritable préférence communautaire.

Si l'Europe n'est pas capable de reconnaître que la concurrence est un moyen et non pas une fin en soi et d'en tirer les conséquences, alors l'Europe deviendra la proie des prédateurs du monde entier et la victime expiatoire d'une mondialisation qui ne fait d'abord le bonheur que de ceux qui n'ont aucun état d'âme à en jouer le jeu de leurs intérêts.

Sur cette idée que l'Europe se construit d'abord pour protéger les Européens, pour leur permettre de se battre dans la mondialisation à armes égales avec tous leurs concurrents, pour exprimer une volonté d'agir ensemble et non un renoncement collectif, j'irai jusqu'au bout.

Je ne baisserai pas les bras.

On me dit : c'est impossible. Mais le Traité simplifié aussi c'était impossible ! Sauver Alstom aussi c'était impossible.

On me dit que ce n'est pas la peine de se battre parce que la France est minoritaire.

Mais qu'est-ce que la politique sinon de tout faire pour transformer une minorité en majorité. Sinon de tout mettre en œuvre pour faire partager une conviction par le plus grand nombre. Sinon, ça sert à quoi de faire de la politique ? Sinon, c'est quoi la démocratie ?

On me disait : sur la politique de l'Euro, la France est isolée. Elle ne doit pas parler du cours de l'Euro parce que la Banque Centrale Européenne est indépendante. Comme si la monnaie ce n'était pas l'affaire de tous. Comme si la monnaie c'était un sujet qui ne concernait pas la politique, qui n'avait aucune incidence sur la vie des gens, sur la croissance, sur l'emploi. Et regardez ce qui est en train de se passer. Regardez comment les évènements sont en train de me donner de raison d'avoir ouvert ce débat.

Si nous voulons que l'Europe vive, il ne faut pas avoir peur de dire ce que l'on pense, il ne faut pas avoir peur des idées, il ne faut pas avoir peur du débat.

Si nous voulons que l'Europe redevienne une zone de croissance, il faut que nous acceptions de regarder le monde tel qu'il est et d'en parler. Il faut que nous sortions des dogmes.

Je veux remettre de la politique en Europe. Voyez-vous, l'économie ce n'est pas antinomique de la politique.

Partout dans le monde l'économie et la politique sont liées, l'économie et la politique ne se confondent pas, mais elles coopèrent.

Depuis que le capitalisme existe, la croissance est toujours le fruit d'une coopération réussie entre la puissance publique et l'initiative privée, d'une coordination efficace entre l'intérêt général et l'intérêt particulier.

Pourquoi l'Europe serait-elle condamnée à être la seule région du monde où les choses ne se passeraient pas ainsi ?

Pourquoi la France serait-elle condamnée à être l'un des pays où les relations entre l'Etat, la société civile et les entreprises sont les plus compliquées ?

Changer tout cela, voilà l'objectif que je me fixe pour les cinq années à venir. Mais ne vous y trompez pas : la politique économique n'est pas une branche à part de la politique.

Elle relève d'un projet de société, d'une conception de la civilisation, d'une certaine idée de l'homme, de sa liberté, de sa responsabilité, de sa dignité.

C'est dire s'il nous faut collectivement être ambitieux, s'il nous faut voir large et loin.

C'est dire dans ce moment où la civilisation mondiale se trouve bouleversée par tant de révolutions, où tout est en chemin, la tâche qui nous attend après tant d'hésitations, est immense.

Je sais que cela ne vous fait pas peur. Je sais qu'en conjuguant vos énergies, vos talents, vos imaginations, la France peut regarder son avenir avec confiance.

Je sais que je peux compter sur vous.

Je sais que cela ne vous fait pas peur. Je sais qu'en conjuguant vos énergies, vos talents, vos imaginations, la France peut regarder son avenir avec confiance.

Je sais que je peux compter sur vous.

Vous pouvez compter sur moi.

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mercredi 29 août 2007

Xavier Darcos et les fournitures scolaires

Tandis que le PS ne fait pas parler la presse, le gouvernement est sur tous les journaux. Tantôt en Corse, tantôt sur le Continent.
Devant le bruit soulevé par l'estimation du prix d'un cartable moyen, le gouvernement (en l'occurrence Xavier Darcos, Éducation Nationale) a choisi de demander aux supermarchés de ne vendre 30 articles qu'au même prix que l'année dernière, ou à prix coûtant.

Bien que M. Darcos ne soit pas en position pour être candidat aux Présidentielles 2012, nous pouvons nous poser des questions :
Tout d'abord, que veut dire cette annonce ?
Pas grand chose, étant donné actuellement, nous ne connaissons pas la nature des 30 produits, et qu'il est difficile de dire si, au final, le prix coûtant ne s'avérera pas supérieur au prix de l'année dernière (étant donné que ces 30 articles sont déjà bas de gamme).

Il s'agirait donc, à nouveau, d'un effet d'annonce ?
Probablement, car ce n'est pas la réduction d'une dépense ponctuelle qui améliorera le pouvoir d'achat (thème de la dernière élection présidentielle)!

Un effet d'annonce déjà utilisé, alors que M. Sarkozy, en vue des dernières présidentielles, avait discuté avec les principaux dirigeants de supermarchés pour se mettre d'accord sur une baisse des prix... qui n'a pas empêché le pouvoir d'achat d'être au centre des Présidentielles 2007!

Par ces effets, le gouvernement veut, encore une fois, se montrer proche des préoccupations des français.

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Sarkozy en Corse : le secret de l'élection présidentielle

Sarkozy a emprunté, hier, un chemin qu'il connaissait bien, étant ministre de l'Intérieur : celui de la Corse.
"J'ai voulu venir en Corse avant la fin de l'été pour dire à la Corse que je ne l'ai pas oubliée".

Ainsi, M. Sarkozy (futur candidat aux Présidentielles 2012) continue dans la veine "sécuritaire" qui lui a si bien réussi jusqu'à présent :
"Les premières victimes du racket, de la violence, de la mafia, des cagoulés, ce sont les Corses. L'Etat républicain est prêt à parler, à discuter, mais il n'est pas prêt à céder sur ses valeurs"
On reconnaît aussi bien le discours de la dernière élection présidentielle : Sarkozy veut montrer (et il le montrera probablement jusqu'aux présidentielles 2012, c'est sa meilleure technique de communication) qu'il défend les gens, qu'il est avec eux.
Il n'y a probablement pas d'enjeu électoral en Corse même, étant donné les pourcentages réalisés lors de la dernière élection présidentielle, mais un travail sur l'image qu'il veut renvoyer en vue des élections de 2012 et des municipales.
Ainsi, en disant "ce sont les Corses", il dit implicitement "c'est moi" (donc, proche du peuple), et renvoie les racketeurs, les cagoulés dans le camps des autres.
Une technique de communication déjà employée lors des dernières présidentielles.

"Nous sommes décidés à provoquer une révolution culturelle (..) Les Corses doivent rompre avec un système qui n'a rien de culturel, c'est un système mafieux" lança-t-il "avec émotion et grande humilité".
C'est à nouveau de l'émotion, déjà utilisée dans l'affaire du petit Enis. Et il faut croire que ça marche!
Verrons-nous Sarkozy aller jusqu'aux Présidentielles 2012 sur ce train-là ?
D'aucuns prédisent que non...

"Présidentielles 2012" prédit qu'à moins d'une catastrophe, il ira jusqu'à l'élection présidentielle de 2012 ainsi. Reste à savoir si cela marchera.

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dimanche 19 août 2007

Sarkozy, mal en point pour les élections présidentielles!

Après la grâce, c'est le malheur qui frappe Nicolas Sarkozy!
C'est ainsi que la personne chargé de dire les informations sur FIP a commencé son flash info.
Et d'enchaîner sur le retour de M. Sarkozy, qui s'annonce, selon lui (et moi), musclé, de ses vacances.
100 jours après les élections présidentielles, M. Sarkozy revient en effet à Paris avec des dossiers musclés, dont le premier est la crise économique!
La gestion de cette crise sera, sans aucun doute, un sujet pour les élections présidentielles 2012.
Si cette crise est mal gérée par M. Sarkozy, nul doute que cela pèsera lourd aux Présidentielles 2012!
Par ailleurs, Sarkozy doit faire face à l'affaire du petit Enis qui le touche directement en tant qu'ancien ministre de l'Intérieur (souvenez-vous! avant les élections présidentielles!), à la TVA sociale, à laquelle les français sont opposés et qui lui à fait perdre les élections législatives ainsi qu'à de multiples attaques venant de l'opposition!

Il s'agit là d'une dure tâche, surtout dans la perspective des municipales, où faire tomber Bertrand Delanoë (qui, dit-on, a des vues sur les élections présidentielles de 2012) serait un bel exploit après l'opération Vélib!

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samedi 18 août 2007

Copé et la TVA sociale

Copé a déclaré dans Paris Match, un journal dont l'absence d'objectivité ne peut être mise en doute par personne, que les députés allaient s'opposer à la TVA dite sociale...
Le Président à l'Assemblée Nationale du groupe UMP s'y oppose même quasi-personnellement, dénonçant le fait qu'elle n'appartienne pas au contrat passé avec les français lors des dernières élections présidentielles!
Et d'en dénoncer le principal problème : l'inflation.

Alors que M. Sarkozy avait récemment redit qu'il maintiendrait cette TVA, la rebuffade de Copé apparait comme une division au sein de la Sarkofrance.

L'édifice se fissurerait-il ?

Nous verrons s'il tiendra jusqu'aux présidentielles 2012, et s'il permettra l'application ou le vote de la loi sur la TVA sociale.

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mercredi 15 août 2007

Présidentielles 2012 : Le Point du Mercredi

C'est mercredi, c'est le point sur les élections qui s'annoncent (je trouverai un jour un mot en "i").
Que pouvons-nous dire actuellement sur les élections présidentielles de 2012 qui s'annoncent ?

UMP : Je les traite en premier car c'est le parti au pouvoir. Sarkozy (futur candidat aux présidentielles de 2012) monopolise l'image de l'UMP. Certaines personnes (Fillon) arrivent faiblement à se faire voir. Sarkozy, assez chahuté, garde (d'après les sondages) le soutien des français. Grincements de dents de tous bords contre l'hyperprésidentialisme. Soutien assez massif de son camp et d'une partie du centre. Riposte constante du PS.

PS : Il reste le principal rival de Sarkozy aux présidentielles 2012. Il est absent en cette période de vacances. La perdante aux élections, Mme Royal, est complètement absente de la scène politique depuis son échec aux élections (et peu présente du côté "presse people"). Le camp social-démocrate est pour longtemps karchérisé par l'ouverture : Strauss-Kahn absent pour les présidentielles 2012, tout son QG se dissémine vers les ministères de M. Sarkozy. Lang est fini. Fabius reste absent. Seul Montebourg et quelques tenants du PS (Mélenchon, Hollande) restent "vierges de soupçons" et possibles candidats à l'élection présidentielle de 2012.

MODEM/Nouveau Centre : Se sont reconnectés. Il est sûr que le Nouveau Centre restera longtemps sans beaucoup de soutien de la part des électeurs de gauche... notamment pour les élections municipales! Ils ne prendront pas le risque de présenter seul un candidat aux présidentielles de 2012, n'ayant pas l'ascendant de l'UMP : cette candidature ferait perdre des voix à l'UMP mais pas au PS... Seul Bayrou peut raisonnablement espérer faire un bon score au premier tour des élections présidentielles 2012.

Extrême-Droite : Le Pen et Villiers sont absents des médias. On continue les recherches. Over.

Extrême-Gauche : Pas plus de nouvelles. Le PC se morfond. La LCR, leader de la gauche de la gauche, n'a pas l'air de vouloir fusionner. Besancenot se dit toujours révolutionnaire et pas trotskiste (pour mieux séduire aux élections présidentielles de 2012?).

Les verts : Ils sont huitièmes au classement de la Ligue 1. En politique, ils sont plutôt derniers. Si les verts participeront aux élections présidentielles de 2012, il est difficile de prédire leur score. Ils ont évidemment besoin d'un leader charismatique. Voynet n'en a plus pour longtemps.

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mardi 14 août 2007

La sortie de A. Santini (gouvernement) sur les fonctionnaires

Selon A. Santini, il n'est pas normal que 24% de la population active soit fonctionnaire, car :
c'est le record mondial
Il s'agit d'un argument bien souvent répété pendant cette campagne présidentielle. Combien de fois a-t-on entendu la droite(l'UMP) répéter ces phrases durant la campagne électorale à la présidentielle ?
"La France est le seul pays qui ..." "La France est le pays qui a le plus/moins de ..."

C'est à nouveau cette ficelle que A. Santini utilise.
Seulement, peut-être va-t-elle s'user ?
Il est possible que le "capital culpabilité" des français finisse par s'amenuiser un jour, et, comme bien souvent, qu'il se transforme en un motif de fierté (ce qui se fera durant les prochaines élections au dépens de M. Sarkozy).

Par ailleurs, les derniers sondages prouvent que la plupart des français sont opposés à la suppression des postes de fonctionnaires. Mais qu'ils ne seraient pas contre une diminution de leurs avantages.
C'est l'inverse de l'avis des français que l'opinion que nous dévoile M. Santini.

Malheureusement pour l'UMP, il est possible que ce soit aussi l'opinion de M. Sarkozy, qui la défendra peut-être pour les prochaines élections, et donc pendant l'élection présidentielle 2012.

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lundi 13 août 2007

Montebourg (PS) ne souhaite pas que le président "dépende de milliardaires"

La campagne présidentielle continue (ou recommence) pour les élections (et pas que la présidentielles 2012)!
A. Montebourg sort le fusil de chasse, pour accrocher N. Sarkozy avec cette remarque.
Toutefois, une autre remarque arrive derrière, beaucoup plus représentative de l'esprit de préparation des élections, et à fortiori des élections présidentielles de 2012 dans lesquelles le PS sera à coup sûr présent : Arnaud Montebourg, peut-être futur candidat aux présidentielles 2012 ou du moins candidat à l'élection interne du Parti Socialiste, déclare accepter que la République paye au président des vacances, même chères, pourvu que ce soit aux frais des contribuables.
Ce qui répond justement à la vague de protestations contre, justement, les protestations du PS vis-à-vis des vacances à Malte.
Le PS, par Montebourg, change son angle d'attaque. Il ne s'agit plus de gagner les élections présidentielles en critiquant les vacances mais les amitiés avec les riches (milliardaires) du Président M. Sarkozy.

Et de simuler une espèce d'accord avec le Président Sarkozy, pour faire taire les mauvaises langues disant que le PS critique tout.

5 ans avant les présidentielles 2012, la mécanique de guerre des principaux partis candidats à l'élection (PS, UMP) se rôde.

Décidément, les élections présidentielles ne sont pas loin!

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